40600091_p   Je viens de le lire, après en avoir lu et entendu beaucoup de bien.

           J'ai lu la première partie d'une traite, sans lâcher le bouquin, suivant Sophie qui ressemble alors à Attila le Hun : là où elle passe, les gens trépassent. De fait, ça va vite, il se passe plein de choses. En revanche, ça ne semble pas très réaliste, mais ce n'est pas grave. C'est même mieux : quelle femme se sauverait si elle se savait Attila le Hun pour aller boire dans des cafés après avoir tué un enfant de six ans ? Au bout d'un moment, je lisais ça comme on regarde un dessin animé de Tex Avery : des couleurs partout, de la violence partout, mais tellement "too much" qu'elle amuse plus qu'autre chose. Je me demandais qui Sophie allait encore rencontrer, et tuer, comme une boule lancée sur un jeu de quilles.

              Et puis deuxième partie, explicative. Dès le titre de cette partie, "Frantz", il suffit de se demander quel personnage ça peut bien être pour le trouver. Tout m'a alors semblé cousu de fil blanc (comme une robe de...Non, jeu de mots facile ! ^^). Mais j'ai eu l'impression de voir le suspense tué dans l'oeuf. Je n'avais de toute façon pas réussi à m'attacher au personnage de Sophie : à moins d'être psychopathe, voir s'accumuler les cadavres autour de soi et continuer sa route, changer de vie, revoir les cadavres s'accumuler, et continuer en faisant des cauchemars la nuit mais écrire "Lol ! Mon papa, j'aimerais bien te revoir, je t'aime, bisous !" le jour...c'est quand même...peu crédible, voire amusant.


             C'est donc au niveau de la psychologie des personnages que le bât blesse. D'ailleurs, à la fin (que je ne dévoile pas), on retrouve cet aspect : "Youpi ! C'est fini ! On peut passer à autre chose !" Certes. Sauf que normalement, quand on a approché la mort de près, on reste traumatisé. Ce n'est pas un jeu, une partie qui se termine. C'est pourquoi ce livre est un bon divertissement, sur le moment, car il se lit vite et il se passe tellement de choses qu'on ne s'ennuie pas une seconde...En revanche, je ne pense pas m'en souvenir longtemps : il lui manque, pour être marquant, des personnages dont la psychologie serait crédible et non stéréotypée.